Le passeur
Lois LOWRY - Ecole des Loisirs - Collection Medium
Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas, la désobéissance et la révolte n'existent pas. L'harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont "élargis", personne ne sait exactement ce que cela veut dire.
Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c'est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l'œil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux.
Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté.
Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire.
Critiques :
Caroline, 17 ans
Ce superbe roman mêle étroitement humour, suspens, science-fiction, réalisme, réflexion philosophiques et sociales et appel à la sensibilité. L'histoire, tout en pouvant être lue avec détachement, juste pour le plaisir, peut aussi captiver son lecteur, être considérée avec sérieux, et amener à de profondes réflexions sur la société. Le roman présente un monde exemplairement organisé, dans lequel tout semble être parfait, et qui comporte pourtant une faille cruciale... Le monde idéal existe-t-il ? Ce récit fait penser à juste titre que non. Le style permet de se glisser sans difficulté dans la peau du personnage, de partager ses émotions et de comprendre ses réactions. En bref, voilà un livre qui vaut vraiment la peine d'être lu.
Stéphanie, 14 ans
Les événements s'enchaînent les uns aux autres. Ils nous donnent l'envie de vivre dans ce monde merveilleux : pas d'imprévu, pas de maladie, pas de guerre, un avenir assuré et une vieillesse heureuse. Le lecteur vit l'aventure de Jonas. Comme lui, il découvre petit à petit l'horrible vérité. Il vit dans sa chair l'angoisse du héros. Vraiment super et en plus tout finit bien.